RIAC 2019

 

La manifestation RIAC, Rencontre Internationale d’Arts Construits, a la particularité de se dérouler sur plusieurs sites, et d’avoir lieu en Uzège sur cette fin d’année 2019.
C’est une manifestation pluridisciplinaire en commémoration aux cent ans de la naissance du Bauhaus. Le projet RIAC est porté par l’Association A.A.T. et divers partenaires.

Le RIAC.1 a débuté cet été par une première exposition de 20 peintres et sculpteurs, en juillet et août, en Lozère, au château de Castanet, au bord du Lac de Villefort, en partenariat avec, d’une part, l’Association « Sculptures en Liberté », maître d’œuvre du Sentier de Sculptures d’Altier, à quelques kilomètres du Château, et d’autre part la Communauté de Communes du Mont-Lozère.

À partir de mi-septembre 2019, l’exposition d’Arts Plastiques RIAC.2 se déroule à Uzès, à l’Ancien Évêché et se prolongera sur plusieurs autres sites du Pays de l’Uzège.
En effet, dès le 1er octobre, le projet RIAC.2 se déploiera, avec divers autres évènements, pour commémorer l’histoire et la présence du mouvement international du Bauhaus.

Pour mener à bien cette opération, A.A.T. s’est associée à de nou- veaux partenaires tels que le Lycée des métiers d’art Guynemer d’Uzès, les médiathèques d’Uzès et de Collias, et d’autres parte- naires associatifs : Negpos, le Laboratoire de Recherche MCF TP- CAU de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier, l’Université Populaire de l’Uzège, et des partenaires privés : le Mas des Oules, ArtStudio, et autres que nous dévoilerons plus tard.

Un tel projet s’inscrit dans la continuité des actions de l’association A.A.T. depuis 2016, dont la philosophie a toujours été la mise en visibilité et en résonnance des pratiques d’artistes contemporains « d’esthétique concrète et construite » avec les mouvements modernes du début du XXe siècle : suprématisme, constructivisme, art géo- métrique, art non-objectif et, plus proche de nous, art concret et minimalisme.

Elles se déroulent en plusieurs temps.
La première a lieu à Uzès, à l’ancien évêché, avec la participation de 8 artistes du 17 septembre au 6 octobre
La seconde a lieu à Saint-Victor-des-Oules au Mas-des-Oules avec la participation de 9 à 10 autres artistes, du 9 au 30 octobre

Initialement la programmation avait réuni 20 artistes*: 11 peintres et 9 sculpteurs. La majeure partie de ces artistes ont une pratique d’exposition nationale et européenne, voire internatio- nale. Quelques jeunes artistes, vivant et travaillant en Occitanie, ont été invités afin de proposer un panel des diverses générations sur notre territoire, et pour témoigner de la vitalité et de la nature même de ces esthétiques dites concrète, construite, termes encore mal entendus de nos jours.

Il est important de mentionner que la plupart de ces artistes n’ont pas la visibilité qu’ils méritent dans notre région. L’ambition du projet est de créer une dynamique de découverte en mettant en perspective historique ce travail.

Il nous semble nécessaire de rappeler que tout travail, plus encore la création artistique, ne se développe que par une conscience claire de ses origines. Ce qui se joue dans l’aller-retour avec les modèles historiques, c’est le mouvement perpétuel des refondations de la notion de progrès et de la notion si « infra-mince » d’humanité

dans la société d’aujourd’hui.
Nous croyons qu’en tournant notre regard sur le temps d’hier, notre esprit en sera plus avisé pour saisir les formes du temps présent.

Ce que nous désigne cette nécessité d’allers-retours, c’est un be- soin de pensée, de travail avec les concepts les plus justes et les plus appropriés face au vide conceptuel de certaines pratiques contemporaines.

Il est essentiel de proposer des expositions où le public puisse aiguiser, éduquer / ajuster son regard, au travers d’œuvres qui questionnent les rapports entre les formes, la matière, les couleurs et l’espace. Les œuvres de nos artistes exposants ont en commun de plaider pour une esthétique de la forme en symbiose avec le matériau et plus rarement avec la matière ; une esthétique où la matérialité, la pesanteur, le formel, le concret travaillent la forme pour construire, révéler, un espace substantiel et essentiel.
Cet espace est sans doute plus concret chez les sculpteurs mais aussi mental, métaphysique, consubstantiel à la couleur, à la lumière ; il est cette dimension cachée, souvent immatérielle, infra-mince, au centre du sujet des œuvres, il est ce qui fait de ces œuvres un « langage ouvert » et indéfiniment plastique et sensoriel ; des œuvres pour une expérience multidimensionnelle du regardeur.

En conclusion, les diverses expositions présentent une « vitrine » de l’abstraction internationale et contemporaine, peut-être plus présente dans les pays nordiques que latins. Une abstraction dont le courant s’inscrit dans la perspective formelle des mouvements modernes du XXe siècle, forme d’art qui recourt à des structures ordonnées, rigoureuses, construites en référence aux mathéma- tiques, à la géométrie, à la science, au numérique d’aujourd’hui.

De telles œuvres peuvent apparaître comme décalées vis-à-vis des genres contemporains, mais ne sont-elles pas aussi le moyen d’interroger notre rapport au monde de plus en plus immatériel ? Ne sont-elles pas, pour le regardeur, un moyen de saisir le réel dans ses rapports sensibles, celui des formes et des couleurs ? Le réel n’est pas une hypothèse métaphysique, il est, pour cet art-ci -comme pour la science d’ailleurs-, un instrument de pensée, une hypothèse de travail par excellence.

Nous sommes loin, aujourd’hui, de la recherche de l’absolu (comme cela l’a été pour les pionniers de l’abstraction).
Notre pensée artistique -en perpétuelle transformation depuis plus d’un siècle- s’inscrit dans une dynamique où l’évolution naît de structures nouvelles qui remplacent et contredisent les structures antérieures. Une manière de dire que les productions artistiques n’échappent pas au processus de l’évolution : tantôt elles avancent et tantôt elles reculent.

C’est précisément avec cette humilité que nous vous présentons ces expositions.

Pascal FANCONY, Artiste et Commissaire de l’exposition Association AAT – Uzès, mai 2019

 

 

LISTE DES ARTISTES

PEINTURES

  • Georges AYATS
  • Philippe CHITARRINI
  • DELNAU
  • Jérôme DUPIN
  • Esther EDOUARD
  • Pascal FANCONY
  • Laurie GICQUEL
  • Arnulf LETTO
  • Rolland OREPUK
  • Ruth WESCHLIN
  • WOILLET

SCULPTURES

PROGRAMME

RIAC 1, EXPOSITION ITINÉRANTE ET PLUS…

Dates : Eté 2019 (juillet/août)

Objet  : Projet artistique interdépartemental en collaboration avec l’Association «Sculptures en liberté» (Lozère) et accompagné par la Communauté de Communes du Mont Lozère

Territoire : Lozère

Actions prévues :  Exposition de 20 artistes au Château de Castanet + Parcours itinérant de sculptures dans la nature, à Altier + Animation « les mercredi soirs du château » pendant tout l’été : conférences tous publics, concert de musique contemporaine, visites commentées de l’exposition, rencontres avec les artistes invités

RIAC 2, UNE PROGRAMMATION ÉLARGIE

Dates : Septembre – Octobre 2019

Objet : Projet artistique d’envergure en Uzège sur plusieurs collectivités, ainsi qu’une inscription au sein des Journées Nationales de l’Architecture

Territoire : Communautés de Communes de l’Uzège et du Pont du Gard : Ancien Évêché d’Uzès, Mas des Oules à Saint Victor-des-Oules, Chapelle de la Clastre à Saint-Hilaire-d’Ozilhan, Lycée des Métiers d’Art Guynemer à Uzès, les médiathèques de l’Uzège, Château de Bosc à Domazan, Galerie Art Studio à Collias

Actions prévues 2 expositions principales à l’Ancien Évêché d’Uzès et au Mas des Oules, à Saint Victor-des-Oules

Expositions « relais » au Château de Bosc (Domazan), à la Chapelle de la Clastre (Saint-Hilaire-d’Ozilhan), au lycée des Métiers d’arts Guynemer

Cycle de conférences, débats : au Lycée des Métiers d’Arts Guynemer d’Uzès, à la médiathèque d’Uzès, à l’Université Populaire de l’Uzège ….

Résidence d’artistes au Lycée des Métiers d’Arts Guynemer d’Uzès

Spectacle de danse contemporaine